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Garawal (amud o' awal)
J'éjaculai un texte différent de tout ce que j'avais écrit jusque-là : un crépitement de balles et une montée de hurlements étouffés. Par ce texte je compris que je devais m'engager une fois pour toute dans la voie de la guérilla linguistique ! Mais je devins complètement fermé pour autrui.
[...]
Je n'écoutais plus que le rythme saccadé des choses................{dixit Khaïr-Eddine}
(*) graine de parole - blog à céder !

laseine FreeCompteur.com
dimanche, avril 08, 2007

4/08/2007 - Pardon

Au mot immolé
Sous le brasier de la langue
Au texte inachevé
Je demande pardon

Au langage du silence
Aux piments amoureux
A l'aube de ces lieux
Je demande pardon




http://laseine.viabloga.com

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jeudi, mars 08, 2007

3/08/2007 - إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ


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mercredi, octobre 18, 2006

10/18/2006 - D'ici on voit le ciel

Nous nous premenions sur les bords de la Seine ...
Je dis : Voyez comment le poisson est à son aise malgré la soif. C'est là la joie des poissons.

elle : Vous n'êtes pas un poisson comment savez-vous ce qui est la joie des poissons ?

moi : Vous n'êtes pas moi, comment savez-vous que je ne sais pas ce qui est la joie des poissons ?

elle : Je ne suis pas vous, et assurément je ne sais pas ce que vous savez ou non. Mais comme assurément vous n'êtes pas un poisson, il est bien évident que vous ne savez pas ce qui est la joie des poissons.

moi : revenons à notre première question. Vous m'avez demandé : comment savez-vous ce qui est la joie des poissons ? Vous saviez que je le savais, puisque vous m'avez demandé comment je le savais. Je le sais parce que je suis sur le bord de laseine.


Pourtant d'ici on voit le ciel !

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lundi, avril 17, 2006

4/17/2006 - R e p r o c h e



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dimanche, avril 02, 2006

4/02/2006 - Passé imparfait éblouissant iii (correspondance)

lettre1
lettre1
lettre1
lettre1 --------------------
Berkeley le 20/02/2006
Madame,
Je vous écris en français parce que je ne dispose pas là où je suis d'un clavier arabe. Je me suis finalement installé à Berkeley depuis quelques jours. On m’a fait suivre votre lettre par retour du courrier. Je travaille désormais à la biscuiterie « Croquettes et chips au bacon » et j’ai renoncé à la littérature. Nos assortiments apéritifs sont finement dorés à l’ancienne, et nous sélectionnons le cœur de la pomme de terre. Vous pouvez jeter mon manuscrit, l’apprendre par cœur, vous en servir pour emballer le poisson, comme il vous plaira. A moins, que vous ne désiriez le terminer à ma place, auquel cas je vous donne le droit de le publier sous mon nom, sans même me l’avoir fait relire au préalable.
Désolé pour le dérangement et merci de votre amabilité, mais restons en là.
Bien à vous.

LaSeine

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Casablanca le 04/03/2006
Monsieur,
Je ne sais pas si vous êtes fou ou si l’idiotie, vous fait vous croire drôle. La lettre que m’avez fait parvenir d’Argentine, a été compostée par la poste de Paris 75020, qui est située en face de votre logement. J’ai appelé chez vous et une femme se présenatant comme votre petite amie m’a répondu que vous étiez sorti prendre une bière. Je ne m’attendais pas à cette supercherie ridicule et je suis désormais persuadée que vous n’avez pas terminé votre roman, que vous cherchez à gagner du temps. Je n’ai rien dit à votre amie de notre petit problème. Pensez à elle, soyez raisonnable.

Layla Chaouni

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Paris le 18/03/2006
Madame,
Vous avez brillamment franchi l’épreuve, je vous félicite. Vous êtes pour moi un exemple de constance et un roc de patience. Je vous en estime beaucoup. Pour récompenser votre ténacité, je vous fais parvenir à mes frais (4,50 Euros soit 45 Dirhams) l’intégralité du roman auquel vous semblez tenir.
Bien à vous.

LaSeine

PS : Veuillez retourner le manuscrit si vous ne désirez plus le publier dans votre collection.

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Casablanca le 26/03/2006
Monsieur,
Votre livre est admirable et il a beaucoup gagné à ce que les 120 pages de jurons soient remplacées par des phrases. Je désire le publier. Je veux vous aider de mon mieux.
Pourquoi ne viendriez-vous pas dîner la semaine prochaine ? Nous aurions l’occasion de faire connaissance et d’approfondir notre relation.
A bientôt.

Layla Chaouni

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Paris le 01/04/2006
Madame,
C’est entendu, je viendrai mardi à 20H à une condition : que vous acceptiez que je publie notre correspondance dans mon roman "Passé imparfait éblouissant". Il s'agit de la première version de mon manuscrit qu'une éditrice fraçaise accepte de sortir tel quel dans sa prestigieuse collection "Effervescence" et dont des extraits sont consultables sur mon blog.
Je porterais un costume sombre pour que vous puissiez me reconnaître quand je sonnerai à votre porte. Je pense que c’est le début d’une merveilleuse histoire.
A mardi.

LaSeine

PS : N’achetez pas n’importe quel vin. Je ne supporte pas la vinasse.

lettre1
la revue des ressources

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jeudi, mars 16, 2006

3/16/2006 - Passé imparfait éblouissant ii (Eunuque toi-même)

Un homme vient de mourir, le vieux forgeron Aïssa Aït Yafelman. Avec lui meurt toute une époque. Que t'a-t-il légué en héritage ?

Une phrase qui se mêle au vacarme qui raisonne dans ta tête :
"Ici, nos ancêtres ont bâti une œuvre superbe. Une harmonie de tous les éléments. Une beauté. Un chef d’œuvre de grâce impossible à reproduire même en imagination".

Ni triste, ni heureux, froid, sans âme. Dehors, il neige toujours.

De ton fauteuil, du haut de ton septième étage et demi parisien … la blancheur des toits. Tu n'es pas chrétien mais tu voudrais sonder l’immaculée conception. Tu prends une photo, que la lumière barre de cannes d'aveugles, pour te livrer ce visible surpris avant tout regard, comme saisi de profil, visible épais où même l'air entre les choses est pris.

Tu te penches par la fenêtre par delà tes géraniums encore fleuris. Au sol la neige piétinée commence à être boueuse et vire au "maronâtre". En d'autres temps, tu aurais songé : "demain le givre et le silence à la compagne", ou encore "demain le verglas, les couches de glace luisantes sur les trottoirs, et dans les rues désertes, les joies de la glisse en milieu hostile, la patinoire pour troisième âge, la lenteur, les chutes, les boules de neiges perdues, les rires".
Mais dans ta tête, un brouhaha, tel celui du hammam un vendredi matin avant la prière, prend une amplitude interdite par toutes le juridictions urbaines sur les nuisances sonores.

Des chants polyphoniques corses arrivent à tes oreilles amplifiant le message matinal qui t’est écrit par ELLE : "Laseine, on tourne en rond sans origine, n'y a t-il pas eu un hier ? Viens t'asseoir avec moi au bord du monde et comptons les soleils ..."
Tu te demandes s'il est possible qu'un corps trouve sa limite à la limite d'un autre ?

D'autres questions te lacèrent les entrailles ...

Tu te demandes s'il est possible que ta chambre soit vide à ce point et pleine de menthe ?

D'autres souvenirs te hantent ...

Tu te souviens de ce matin du 1er mars 1970, avec un sens impitoyable du détail. C’était dans la paradisiaque vallée des Aït Yafelman, le départ de la belle Mammas qui t'avais désigné par ses piments, sur la banquette arrière de la Peugeot 404 rouge du vieil émigré à la moustache. Elle comprendra enfin la provenance du nom de ta première agence de com, "March First" que tu n'as jamais osé avouer.

Tu sais qui tu es à présent. Cependant tu es prêt à la réconciliation. Tu espères un brun de paix après la longue et vaine révolte.

Tu distingues dans ton vacarme intérieur la voix audible de ton ami Driss, qui a exactement l'âge de Aïssa Ait Yafelman : "Le puits, Laseine. Creuse un puits et descends à la recherche de l'eau. La lumière n'est pas à la surface, elle est au fond. Partout, où que tu sois, et même dans le désert, tu trouveras toujours de l'eau. Il suffit de creuser. Creuse, Laseine ! Creuse."

Aïssa est mort aujourd'hui. Ou peut-être hier. tu ne sais plus. Il est mort dans son lit, n'est-ce pas la plus belle des morts ? Tu n'as connu le plaisir d'un lit à toi qu'après ton bannissement de la vallée des Aït Yafelman, en arrivant en France. Il est devenu depuis le compagnon-complice de tes douleurs, de tes doutes, de tes extases et de tes excès.
Tu as lentement appris à ne pas écouter celles qui te disent ton lit est un "baisodrome". Tu leur as pardonné, elles ne savent pas ce qu'elles disent.

La nuit quand tu es seul, chose rare, tu parles à ton lit avec tendresse en te vautrant nu dessus. Tu étreints affectueusement ses bordures en bois. Tu lui consacre du temps. Tu voudrais y mourir, comme le prophète Mohamed, comme Nietzsche. La célèbre image de Marcel Proust sur son lit de mort porte la légende "Le Temps perdu se confond désormais avec l'éternité". Il faut croire que baiser comme mourir dans son lit sont des actes fondateurs d'éternité.

Tu as creusé ta vie depuis. Tu as exploré ton corps jusqu'à l'écorcher.
Certains tatouages restent indélébiles.
Tu as creusé ta vie d'avant Namoussya (le lit) en vain. Que sécheresse !

Il te faudra aller plus profond. Creuse Laseine ! Creuse. Remonte avant ta naissance s'il le faut.
Ne te contente pas d'ouvrir les portes et d'accompagner ceux qui veulent bien retourner sur les lieux magiques de leur enfance, pour écouter encore une fois "A chta tata tata", le chant pour faire tomber la pluie dont on a oublié la danse. Creuse ! Sur les plaies ... et là où gisent les douleurs. Ne te contente pas de baiser avec la terre, plante ton poignard pour faire surgir du ventre de la terre ta bourrelle : Aïcha Qandicha, et faire jaillir de ses ruines ta future ancienne princesse.

Tu t'agites dans ta chambre, tu sais qu'une dure épreuve t'attend, mais tu sais plus que jamais que l'eau retourne toujours à son niveau propre. Tu penses à ta grand-mère : "le ventre chante lorsqu’il est plein." Tu voudrais tant lui dire, si elle pouvait t’entendre là où elle est que NON. Que pour une fois NON. Que tu as enfin compris pourquoi le ventre est la source du chant.

Laisse aller ton crayon … laisse-le glisser sur la page … laisse tes doigts danser sur les touches du clavier … Laisse tes maux s’extirper.

C'était au printemps 1962. Ta mère Lla-Fadma était enceinte de toi. Elle avait déjà dix enfants. Des garçons. Ton père avait quitté la montagne pour travailler dans la mine de phosphates. Ils habitaient une petite maison de deux pièces. Une ligne de chemin de fer traversait un terrain vague et coupait la ville en deux. d'un côté la Médina surpeuplée par les familles des ouvriers mineurs, de l'autre le village accueillant les villas des cadres et des résidants français.

Les architectes avaient pensé la séparation dans ses moindre détails à deux exceptions près : le cynodrome pour sloughis (lévriers), plutôt fréquenté par des gens du village endimanchés se trouvait dans la Médina et la cantine à vin, qui avait plutôt des ouvriers comme clients se trouvait côté village. Pour le reste la médina se prévalait d'un souk, un hammam, le cimetière musulman, une mosquée et une école primaire. Le village était délimité par l'Eglise à l'est et le cimetière chrétien à l'ouest avec une large allée rectiligne bordée de palmiers longeant la voie ferrée et allant de l'église au cimetière (N'est-ce pas garamud et Larbi ?).
Un aérodrome militaire, un lycée et la piscine des mines tracaient la frontière sud. Le long de l'allée principale, les cinéma Lux et Météore, les bars et les épiceries fines, la poste et la banque, le clubs des officiers et des ingénieurs. Au centre de tout cela, des villas avec un chien et sa niche dans le jardin et une plaque sur le portail indiquant en arabe, en berbère et en français, parfois même en roumain et en bulgare, "Attention chien méchant ! ".

Da-Hmad et Lla-Ijja venaient de la même tribut que tes parents mais habitaient au village. Da-Hmad disposait du certificat d’études primaires, joliement encadré et fièrement exhibé dans son salon. Il avait servi dans l'armée française en Indochine, ce qui lui assurait le grade de contre-maître (chef d'équipe) et une toute petite villa au village des pépinières.
Da-Hmad était stérile. Cela donnait à Lla-Ijja, comme qui dirait, des droits que n'avaient pas les autres femmes. Elle était la seule à se barder de maquillage avec ou sans occasion. Swak, Khoul, Henné, Farouja etc. Elle était tolérée dans les salons des hommes, où se racontaient les blagues les plus cochonnes.

C'était une femme qui en avait ! Cette expression lui va à merveille.
une femme qui en avait ! et à qui tout le monde attribuait la paternité (la maternité si vous préférez) de la blague qu'elle aime à raconter :
Un homme triste de n’avoir rien à léguer à ses nombreux enfants fit venir son aîné. Il lui demanda d’affuter la commeyya, son poignard à deux tranchants, qu’il avait hérité de son propre père et qu’il n’avait jamais cessé de porter en sangle ou en tour du cou. Quant ce fut fait, Il baissa son froc puis en lui présentant ses couilles, lui intima l’ordre de les couper, de les conserver dans une préparation de formole et de les mettre bien en vue dans la maison :
- Bach maygolouch khoutek, bouna ma khlla lina ta kalwa (pour que personne ne puisse dire que je n’en avais pas ! ceci n'est pas une traduction mais une localisation.)

Aïssa Aït Yafelman vient de disparaître. Que t'a-t-il légué en héritage ?



Prochain épisode : Passé imparfait éblouissant iii (l’ogresse)

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3/16/2006 - Le paquebot de Numidie (suite et fin)

Zapata avait lu ça dans un journal. C’était même, croyait-il, mais il n’en était plus sûr, un chef d’Etat arabe qui avait avancé ce propos. La question de Zapata plongea le Danois dans l’hilarité. Mais voyant l’air renfrogné de son amant, il dit, conciliant : Après tout, pourquoi pas ? Il y a même des savants érudits qui sont allés jusqu’à mettre l’existence de Shakespear en doute. En tout cas s’il était arabe… Le Danois s’interrompit, fixant son regard sur Zapata et souriant malicieusement.
- En tout cas quoi ? demanda celui-ci l’air mauvais
- il ne devait pas baiser aussi tragiquement que toi.

Le Danois continua pensivement, amoureusement, en lui-même : « Toi mon Othello ! » Il frissonna. « Mon destin serait-il d’être ta Desdémone ? », continua-t-il, en s’adressant en lui-même à son brutal amant. Mais une réflexion prosaïque et soudaine de ce dernier – quelque chose comme : « j’ai envie de m’acheter des botillons en cuir », ou bien : « T’as de l’ombre solaire ? » - tira le Danois de sa rêverie voluptueusement inquiète. Et puis, ce n’était pour discuter de l’œuvre de Shakespeare qu’il avait volé, cet été, d’un royaume à un autre.

Et voici que de nouveau, exactement une année après, fidèle comme un oiseau migrateur, il était revenu au nid où il avait trouvé chaleur et amour. Pour l’instant, le nid était ce café d’aéroport : la Porte du Ciel (c’est son nom), ou il était attablé.
Il guettait la porte d’entrée par laquelle, d’un moment à l’autre, devait apparaître l’ange numide, son Othello, son amour : Zapa. (zabba)
Car dès le premier jour de leur rencontre, le Danois avait appelé son amant par le dimunituf de son surnom.Et Zapata lui avait appris comment épeler le diminutuf, comment en labialiser et bi-labialiser la fin, avec des lèvres de plus en plus amoureuses, encore et sans lassitude, afin d’en connaître toutes les intonations, toutes les fléxions, tous les jaillissements.

Le Danois était assis seul à une table. Pour ne pas tomber dans le désarroi, comme en une action de grâce, il psalmodiait le nom de son amant.Lettre pa r lettre, syllabe par syllabe, anneau par anneau, le nom sortait de sa bouche sans bruit, s’enroulait, serpent invisible, sur son cou, son torse, continuait de descendre en s’enroulant, pendant que le Danois fixait la porte, figé sur place comme une proie fascinée par un prédateur implacable, qu’il était le seul à voir.

Le Danois attendait.


Mohamed Leftah, 1992.

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